vendredi 29 mai 2009

The Curious Case of Benjamin Button

Quel film! Un bien beau film en effet. Ah, que cela est bon de voir du Fincher.

Par respect pour un de nos réalisateurs fétiches, j’avais refusé de voir ce film dans l’avion sur un mini écran. Maintenant, c’est fait, et nous avons beaucoup aimé. Joke a passé le dernier quart d’heure en larmes… :-)

Film magnifique. On n’en attendait pas moins, et on n’a pas été déçu. Tout y est, et le style au premier plan. De retour du Japon, où la forme prend le pas sur le fond, The Curious Case of Benjamin Button s’inscrit dans une belle continuité. L’image est parfaite, le rythme d’une douceur forte à propos.

Rien à dire sur le casting, mis à part la belle surprise de retrouver Julia Ormond, toujours aussi superbe.

J’émets néanmoins quelques mini bémols… (Non, pas la tête Roro !... pour rappel, Roro a mis un 10... mais un 10 d'anticipation sur l'année...). Et cela lui coûtera vraisemblablement le 10 voire le 9, mais je respecte le choix de Fincher. L’histoire a une telle ampleur, qu’on ne la vit pas, on la regarde. On observe cette vie, mais on ne s’y implique pas. Cela vient-il d’une distance voulue par le réalisateur ? Je le crois. Ou bien d’un Brad Pitt que j’apprécie beaucoup, mais qui pêchera toujours à emmener le spectateur avec lui ? Il est en effet très difficile de s’identifier à Brad Pitt. Mais le personnage, me direz-vous, ne s’arrête pas à l’acteur. Oui, et c’est là que je me dis que c’est un choix intentionné du réalisateur. Il nous garde à distance. Il donne une dimension épique à cette histoire extraordinaire et décide de nous tenir au point de vue de l’observateur, notamment par le choix de la voix off. C’est un conte. J’apprécie et ai aimé le film de ce fait. Mais je ne peux m’empêcher de penser que le choix de scénariser le film d’une manière un peu plus brute, plus directe, plus émotionnelle que cérébrale m’aurait peut-être, et je souligne le peut-être, marquer encore d’avantage.

J’ai lu récemment que la supériorité de la TV par rapport au cinéma ses dernières années venait du fait que la TV donnait la par belle à l’histoire alors que le cinéma c’était avant tout de l’image… Food for thoughts…

Il n’empêche que le film est d’une lourde beauté, que ce soit pour son image que pour son rythme et son interprétation. Note toute particulière également à la musique qui a su habiller le film et le dynamiser aux justes moments.

Long live Fincher !

Note : 8

(Je me laisse la possibilité de passer à 9 une fois acheté et vu en Blu-ray)

1 commentaire:

FrenchGirl a dit…

j'ai pas accroché du tout(pourtant c'est beau techniquement) et y a aucune alchimie entre Pitt et Blanchet(qui est horripilante dans ce film de maniérisme)
mon copain dit toujours qu'elle se regarde jouer et qu'elle n'est pas sexuelle contrairement à Kidman (et il n'est pas fan de Kidman dernièrement)

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