mercredi 17 octobre 2012

Hunger (8/10)

Un film sans concession.

Ce premier long métrage de Steve McQueen n'est peut-être pas aussi abouti que Shame, mais quel film!

Le film retrace la grève de la faim menée par des détenus de l'IRA dans une prison d'Irlande du Nord au début des années 80.

La chronologie du film est intelligente. On suit tout d'abord un garde de prison, puis un nouveau détenu, puis le personnage principal. Le style est réfléchi, chaque composition est juste. Une approche simple, épurée que l'on retrouvera plus travaillée dans Shame.

Fassbender est magistral, déjà. Certaines scènes tirent en longueur, mais elles se justifient pleinement. Par exemple, les détenus souillent le sol du couloir de leur cellule. Plan fixe, sans cut. Et on regarde le garde anglais nettoyer la merde des irlandais pendant 5 minutes... Sans concession.

Note : 8/10

vendredi 5 octobre 2012

The Avengers (4/10)

Mouais... Sympa, mais bien moins intelligent que Hulk ou Iron Man.

On n'est malheureusement pas dans le blockbuster réfléchi et au-dessus du lot. C'est au niveau de Captain America. 

Mais, on a toujours plaisir à voir Stark et Hulk. Les autres ne sont que faire-valoir. Un vrai no brainer qui peut divertir si on est fatigué.

Note : 4/10

mardi 2 octobre 2012

Total Recall (5/10)

Il y a du bon... et du très mauvais.

J'ai assez apprécié le parti pris de s'éloigner de l'histoire du film de Verhoven... Au début... Puis, le souvenir de la planète Mars me fis penché avec nostalgie vers l'histoire de l'original. On ne passe malheureusement pas assez de temps dans les bas fonds de la colonie australienne qui devait faire oublier son illustre aîné et son secteur mythique avec ses mutants hauts en couleurs. Ce décor où survivent ces pauvres australiens méritait mieux que des courses-poursuites à rallonge avec une Kate Bakinsale quasi immortelle...

Le monde et la ville futuriste sont très réussis. Oui, il y a du Blade Runner, mais du Blase Runner n'y en a-t-il pas dans tous les films SF qui suivirent?

Et au niveau acteur, malgré son beau faciès, Farrel pêne à la comparaison avec Schwartzi. Et oui, car Schwartzi fût parfait pour une version de Verhoven qui flirte avec la série B.

Et la mutante aux trois seins me direz-vous, et bien elle est là et l'hommage est bienvenu et réussi.

Hollywood aurait dû être plus intelligent sur se coup-là. Il ne reste donc plus qu'une chose à dire au pontes des grands studio américains: "Consider this as a divooooorce!"

Note : 5/10

samedi 22 septembre 2012

Shame (9/10)

Le film de l'année? Un candidat majeur en tout cas...

Voilà tout simplement du bon cinéma. Un film intelligent, fin, original. Un film qui fait du bien. Je découvre le réalisateur Steve McQueen avec cette oeuvre. J'ai commandé son film précédent "Hunger" et je me réjouis déjà.

Le verbe est rare, la musique est présente juste ce qu'il faut. Le rythme est juste et les pauses scénaristiques structurent le tout de manière organique.

Un film d'acteurs. Fassbender est magnifique et Carey Mulligan réussi à lui faire face avec une belle présence tout en douceur et en fargilité. L'interprétation de "New York New York" de cette dernière  est boulversant et ressort comme axial dans le film.

Un personnage central nouveau, brute, vrai qui ne peut faire face au semblant de décence qui l'entoure. Il ne peut que se diriger inexorablement vers le sale, le souillé. 

L'intérêt du film n'est pas dans la cause de cet état, mais bel et bien dans les conséquences d'un passé lourd qui restera nébuleux pour le spectateur.

Un film à ne pas manquer.

Note : 9/10

mardi 14 août 2012

The Dark Knight Rises (3/10)

Je me demandais si Nolan était capable d'un mauvais film... et j'ai malheureusement eu ma réponse.

Ce fut donc une vraie et profonde déception. J'ai du mal à trouver mes mots tellement ce fut mauvais. Quelle surprise! Je ne m'attendais pas à cela. Ce film s'efface même sans le vouloir dans mon esprit. Cela fait à peine une semaine que je l'ai vu et j'ai peine à me rappeler des scènes.

Le casting est loupé. Cotillard n'est pas à son affaire (again...) et n'est de plus pas aidé par le rôle qu'on lui a écrit. Son histoire d'amour avec Wayne vient de nul part, n'a rien de réaliste et plombe le film. Cotillard nous offre pour finir le plus mauvais jeu d'acteur pour une scène de mort, un gag. Catwoman est nullisime. Redonnez-moi Michelle Pfeiffer!!!! Pleaaaaase! Elle semble gentille tout plein Hathaway, mais n'est juste pas à sa place dans ce film. Même le plus grand acteur de tous les temps devient larmoyant et surfait pour cet Alfred qu'on aimait tant.

On a assez lu que la voix de Bane était un problème, et c'est en effet le cas. Ce n'est pas vraiment un problème de le comprendre, mais la voix n'est pas la bonne. Mettre une voix en contre-point du physique est une idée excellente, mais là de nouveau quelle erreur de casting.

J'en viens à la bande son. On sentait déjà le pli avec The Dark Knight et Inception, mais là c'est le sommum. La musique ne s'arrête pas et c'est quasiment le même thème tout du long. En complète symbiose avec la faiblesse et le manque d'originalité criarde du scénario, le musique est un climax constant. Après 20 minutes de film, on a droit à une fin en appothéose de plus de 2 heures et ce ponctuée de banalités scénaristiques. Je m'attendais presque à entendre la musique de Rocky quand Bruce fait ses pompes... Sans même parler de la Bat volante qui ressemle plus à une coccinelle... BORDEL!!!!!

N'est pas Fincher qui veut... ;-). Nolan reste bien entendu un des grands réalisteurs d'aujourd'hui, mais il vient de prendre une belle gifle qui lui fait perdre de sa superbe.

Note : 3/10

vendredi 1 juin 2012

Prometheus (7/10)

Un Prometheus ambitieux et décevant
Alien 1979.  Prometheus 2012. 33 ans d'écart. Une génération...
(attention, cette critique contient des "spoilers"; à ne pas lire donc si vous voulez aller voir le film l'oeil neuf...)
Déception certes, mais des scènes mémorables et une image à couper le souffle donnent aux fans une certaine nourriture. L'oeil de Ridley Scott ne lui a pas fait défaut, mais sa capacité à traduire une histoire à l'écran s'est avérée limitée. 
Histoire compliquée, trop riche en thématiques métaphysico-existentialistes, qui alourdit l'oeuvre et perd le spectateur. Car c'est sans nul doute le scénario qui castre le film et l'empêche de se développer dans la simplicité qui lui manque.
Il y a du bon néanmoins. La scène "d'auto-césarienne" de Noomi Rapace restera longtemps dans les mémoires et le crash final est magnifiquement mis en scène et visuellement époustouflant.
Le casting est à la hauteur des ambitions du film, mais des rôles mal écrits renforcent ce sentiment d'indigestion tant au niveau des histoires secondaires que de la trame principale. Fassbender crève l'écran. Il campe un androïde au look arien et au flegme britannique nommé "David" (Dave...). Noomi Rapace assure comme à son habitude et les références à Sigourney Weaver sont assez claires et elles ne m’ont pas déplues. Notre chère Charlize Theron ne sert malheureusement à rien. D'ailleurs toute la corporation Weyland manque de réel implantation et de poids dans le film. Guy Pearce, au maquillage d'extrême vieillesse peu convainquant, est à l'image de sa fille jouée par Theron.
La bande son est malheureusement une des grandes faiblesses du film. En SF, cela ne pardonne pas et la comparaison avec le sequel d'origine fait très mal.
Mais l'erreur ne réside-t-elle pas dans cette comparaison légitime? Prometheus est un film de genre, mais pas du même que son illustre "parent". Comme Cameron en son temps qui choisit le film de guerre pour sa version Aliens, et ce probablement pour s'éloigner du Alien de Scott qui devenu culte en tant que  film d'horreur, le Scott de 2012 nous livre un film sans réelle épouvante. SF oui, futuriste oui, visionnaire oui, suspens.... oui, mais horreur non. Il faut donc essayer de ne pas se laisser aller au jeu de la comparaison et de juger l'oeuvre seule.
Car, sauf peut-être quelques fautes de rythme, la réalisation assure. C'est bel et bien le scénario qui fait défaut. Ah Ridley... il y avait tout pour bien faire. Tout. Ou trop. Trop de budget sans aucun doute.
Mais dans tous les cas, Joke et moi avions prévu l'Islande comme prochaine destination, et après ce film et notamment sa scène de titres du début, cela devient essentiel!
Note : 7/10

mercredi 30 mai 2012

Margin Call (6/10)

Mis à part le casting, ce film est à un atout de choix, mon camarade de classe et ami Todd Armitage à la caméra. Force est de constater que la composition des plans, les jeux de profondeur de champs ainsi que la lumière assez crue sont de magnifiques réussites. C'est simple, c'est brute, c'est cohérent avec le propos... C'est Todd.

Pour le côté, insider's story, Todd m'a raconté que Jeremy Irons avait remplacé au pied levé l'acteur prévu pour son rôle et que son professionnalisme et sa capacité d'adaptation n'avaient d'égal que son talent. Good job Todd, proud of you.

Note : 6/10

vendredi 25 mai 2012

Heywire (2/10)

Enorme erreur de ma part. Je sais que je n'aime pas Soderberg, je sais que ses raccourcis stylistiques et scénaristiques me fatiguent, mais, comme l'enfant à qui on dit ne regarde pas, je guigne et... je pleure.Une stunt-woman en rôle principal qui ne sait pas jouer et sur qui repose tout le film ça rend le film difficile à regarder. Mais on a tout vu. Mais pourquoi finir un mauvais film me direz-vous?

Deux éléments de réponse; premièrement Soderberg possède quand même un certain talent graphique et quelques rares plans sont appréciables; mais surtout, et c'est là ce qui fait la différence entre le professionnel et l'amateur, quand Bill Paxton apparaît dans un film, on regarde jusqu'au bout pour ne pas manquer ne serait-ce qu'une miette de cet acteur qui réécrit l'histoire du 7e art à chacune de ses apparitions. ;-)


Note : 2/10

Rango (8/10)

On a adoré! On a beaucoup rit et le film est passé très vite. J’ai beaucoup apprécié l’aspect technique. Vraiment de la haute voltige. Il y a des effets de rendu réaliste qui laissent sans voix.

Du bon, du gros, du vrai «non politically correct» animé comme on les aime.

Note : 8/10

dimanche 29 avril 2012

Mission Impossible : Ghost Protocol (6/10)

Aie, Tom Cruise, la scientologie, son slip dans les vestiaires de TopGun, ... Je pars toujours sans vraiment le vouloir quand je m'apprête à aller voir un de ses films. Et ce fût une bonne surprise. Un no-brainer d'action qui fonctionne vraiment bien. Ce brave Tom est regardable, mais il faut le dire vite quand même.

Note : 6/10

mardi 27 mars 2012

Uchû senkan Yamato (4/10)

Séquence nostalgie pour cette adaptation du célèbre dessin animé japonais dont je ne me rappelle plus le nom (:-)) mais qui avait un vaisseau spatial type Albator comme personnage principal.
C'est très, très B, c'est pas méchant voire même sympathique, mais il n'y a aucune mais alors aucune originalité...
A réserver aux fans (dont je ne fais plus partie...)

Note : 4/10

Rise of the Planet of the Apes (7/10)

Là, on s'attaque à du lourd, et la surprises est plutôt bonne. Le scénario est intelligent - fait plutôt rare en science fiction ces derniers temps - sans aller dans le spectaculaire et il est la grande force du film.
Par contre, le cast humain n'est pas à la hauteur de Gollum et on se prend à rêver à l'idée de ce film réalisé par Christopher Nolan...

Note : 7/10

Thor 6/10

J'en attendais pas grand-chose et je n'ai pas été déçu par ce pas grand-chose...
En même temps, c'est du comics - donc forcément un peu léger sur le fond - et j'ai apprécié le côté on se prend pas au sérieux de ce film. J'ai finalement passé un moment, certes pas décapant, mais loin d'être désagréable.

Note : 6/10

Détective Dee (6/10)

Les aventures du célèbre juge Ti, connu entre autres par les livres de Van Gulik, adaptées au cinéma par Tsui Hark.
Que dire, c'est B, c'est Tsui-Harkien, ça casse pas des briques, mais c'est fun pour les amateurs de légendes chinoises un peu kitschs...

Note : 6/10

jeudi 15 mars 2012

Drive (8/10)

Alors... après la vision du film, je n’arrivais pas vraiment à dire pourquoi ce film me semblait familier. Puis je me suis renseigné et j’ai appris que Nicolas Winding Refn était le même réalisateur que Valhalla Rising, et tout s’est éclairci.

Ambiance, rythme lent, film quasi muet, musique lancinante flirtant avec les sons des 80s qui nous sont chers et explosions de violence aussi courtes qu’extrêmes.


Fan de Micheal Mann et de Miami Vice, que demander de plus. J’ai beaucoup aimé, même en ayant vu le film après tout le monde et en ayant subit tout le tapage médiatique autour de la sortie du film. 
Il va sans dire que faut se procurer la BO ;-).


Note : 8/10

mercredi 8 février 2012

Habemus Papam (8/10)

Tout est bien. C’est fin et très basique à la fois. Quand j’ai lu le synopsis, je savais que c’était pour moi... un pape qui s'enfuit, ça ne se loupe pas. 
Nanni Moretti damdant aux évêques de faire silence en claquant des mains, le tournoi de handball dans les cours intérieurs du Vatican ou un évêque essayant de copier sur son voisin pour élire le prochain saint père... un vrai bonheur léger et italien.
Note : 8/10

vendredi 20 janvier 2012

The Girl With A Dragon Tatoo (4/10)

Les traces trop fraîches laissées par le version suédoise de la trilogie rendirent, il me semble, la tâche trop ardue pour notre Fincher qui loupe son film. 

Ah qu'il me coûte de dénigrer David Fincher... 

J’avais lu le livre. Je n’avais pas été déçu par les films suédois. L’attente était énorme. Fincher... Millenium! Enfin, c’est la vie. Il reste quand même LE cinéaste qui a changé l'esthétique du cinéma dès les années 90. Et donc comme toujours, ce film est graphiquement magnifique. 

La scène des titres du début est une pure merveille. 

Le casting était également si alléchant. Mais... n'est pas Naomi Rapace qui veut et Daniel Craig manque cruellement de relief. Tant pis.
Note : 4/10