samedi 7 septembre 2013

Elysium (5/10)

Premier film hollywoodien pour le réalisateur de District 9. Sans surprise, le film passe sans laisser de trace. Le scénario est sans relief et les personnages simplissimes. Jody Foster en villaine aurait pu être intéressant, mais son rôle est si pauvre, ses apparitions et ses phrases si rares qu'elle ne laisse rien.

Ce District 9 hypertrophié pâli face à son parent. L'histoire est similaire, pour ne pas dire identique, mais le premier rentre en profondeur dans la thématique des nantis face aux pauvres.

Ceci-dit, l'esthétique est très réussie. Et le personnage de Kruger aurait mérité un film plus original.

Note : 5 / 10

lundi 26 août 2013

Trance (8/10)

Oh Danny Boyle, Oh Danny Boyle I love you soooo.

Danny did it again. Le film est intelligent, l'image est vraiment cool et le montage quasi parfait.

C'est un nouveau film à petit budget ($20M...). Le DoP Anthony Dod Mantle fait un magnifique travail. Une grande partie des effets visuels ont été réalisé en live, au tournage, avec des filtres. De plus, dans ce type de film où tout est fait pour que tu t'y perdes, le montage est très réussi. Un petit bijou.

En fin de compte, le scénario ne casse pas des briques, mais l'oeuvre dans son ensemble est complète et maîtrisée.

La note de 8 est un peu un "stretch", mais Mr Boyle le mérite car ses films ressortent toujours du lot.

Trance Official Trailer:

Note : 8 / 10

mardi 20 août 2013

Oblivion (7/10)

Une réussite visuelle pour une belle surprise. 

Deuxième film de Joseph Kosinski après Tron Legacy. Autant dire que l'oeil de ce monsieur est très intéressant. 

Graphiquement presque parfait, l'approche minimaliste est un bonheur pour le yeux; la villa dans le ciel du protagoniste est une petite merveille.

Le scénario n'est pas des plus originaux, mas il est intelligent, bien ficelé, et contraste clairement avec la médiocrité des films SF de ces derniers temps.

Même si le sentiment de donner de l'argent à la scientologie persiste quand je vois Tom Cruise à l'écran, ce dernier tient la route, comme d'habitude, rien de nouveau à son niveau.

Un très bon film.

Note : 7 / 10

The Place beyond the Pines (6/10)

Dans le marasme actuel, il est intéressant de voir un film qui ose une structure différente. 

Une premier personnage et son histoire, puis un second et enfin leurs enfants respectifs qui entrent en scène.

Un triptyque scénaristique inégale avec de vrais défauts d'équilibre, mais une approche vraiment intéressante.

Le tout est lent, long, pas totalement abouti, mais mérite le temps de le voir.

Note : 6 / 10

jeudi 8 août 2013

Pacific Rim (3/10)

Un scénario d'une platitude mortifiante, un jeu d'acteur à la hauteur du scénario, ...

Je cherche mais je ne trouve pas grand chose à dire tellement ce fût mauvais.

Quelle déception de la part Guillermo del Toro qui malheureusement commence à montrer ses limites...

 Note : 3 / 10

The Great Gatsby (6/10)

Agréable c'est tout. 

La fête pour les yeux et les oreilles (un bande son excellente comme d'habitude pour Baz Luhrmann) a bien lieu, surtout durant la première moitié du film.

Le film nous perd alors, comme il perd ses couleurs .

On aurait espéré une vraie originalité ou le courage de s'écarter de l'oeuvre originale.

Bel effort néanmoins.

World War Z (4/10)

Après son 007 Quantum of Solace souffreteux, notre cher réalisateur helvétique Marc Forster récidive avec un autre film d'action grand public et se replante en beauté.

Les scènes d'action sont mauvaises, confuses, ratées.

Ce n'est malheureusement pas là que réside son talent, mais il n'a pour l'instant pas la clairvoyance pour s'en rendre compte. Filmer les scènes d'action est un art, et il ne le maîtrise pas. 

Brad Pitt est absent et ne sauve malheureusement pas le film...

Reste l'angle scénaristique du film qui a le mérite de ne pas chercher midi à quatorze heure. Des zombies arrivent, ça va chier... Mais n'est pas Danny Boyle qui veut.

jeudi 4 juillet 2013

Man of Steel (4/10)

Man of Steel ou "Christ with a f***ing cape"!

Dans cette énième version, la platitude est de mise. Aucune émotion. On regarde avec distance, on en a plein les yeux, on apprécie un moment, puis on se lasse. Mis à part Zod, les personnages sont sans relief. Ils ont deux phrases, une expression... ou deux; Superman aux sourcils foncés ou Superman au regard perdu vers le ciel.

Et heureusement que Superman est là pour nous rappeler que le salut ne peut venir que de l'être supérieur, à tendance fortement américanophile, le Jesus à la cap rouge. La goutte d'eau est pour moi le plan de notre Superman dans l'espace se retournant en position de croix vers l'image de son père. La propagande chrétienne made in USA à son apogée... Un Superman au niveau du Néo de Matrix Revolutions (III), la nausée n'est pas loin...

Mais tout n'est pas mauvais. 

Snyder confirme:
Au niveau esthétique, c'est tout simplement génial. Les cadrages sont bluffants, les effets réussis. Graphiquement, un petit bijou.

Nolan déçoit:
On espérait monts et merveilles de cette collaboration, de la production et de l'apport que Nolan aurait dû amener au scénario. L'essai des flash-backs en introduction plutôt que de suivre la chronologie des événements marquants la jeunesse de Clark était prometteur. Mais on tombe dans l’empilement de scènes.

Les bastons sont intéressantes car sans enjeu. Ils ont beau se casser la gueule sans arrêt à grands coups de poing supersoniques et à traverser quantité de murs et autres grattes-ciel, rien n'y fait. On passe une heure et demi à voir Superman se relever.

Un peu de nourriture pour la tête, pour le coeur, pas uniquement pour les yeux, même dans un blockbusters hollywoodien, est-ce trop demandé? Peut-être, grand naïf que je suis... A Monsieur Nolan? Doit-on vraiment se limiter au regard de l'adolescent qui ne voit que les formes sensuelles du film pop-corn et est envoûté par la superficialité donnée à l'oeil? Doit-on se laisser gaver de messages sous-jacents décadents et abêtissants?

Au moins dans le Superman de 1978 on rigole! Et c'est la toute l'intelligence du film de Richard Donner qui ne se prend pas au sérieux, qui reste au second degré. L'humour y est tout le temps présent, les personnages divertissants. Même Clark est drôle. Un Superman sérieux perd toute sa force. Cela devient un beau film pour niais.

J'ai besoin de nouveau héro. De nouvelles histoires. De l'originalité. Je crois être arriver au bout de ma capacité à voir du réchauffé.  

MORT AUX REMAKES!

Comme Danny Glover dans L'arme fatale, je me suis entendu penser après le film "je suis trop vieux pour ces conneries..."

Ou ne seraient-ce pas "ces conneries" qui ne manqueraient pas simplement d'intérêt?

1 point pour l’esthétisme
1 point pour le casting et Michael Shannon en Zod
1 point pour le message écologique
1 point pour le monde de Krypton

Note : 4/10

vendredi 11 janvier 2013

The Hobbit (8/10)


Peter Jackson did it again !

Quelle attente pour ce Hobbit ! Y aurait-il vraiment  assez pour 3 films? Tout se joue-t-il avec ce premier volet ?

Et bien le film est réussi. Ce n’est pas le chef-d’œuvre  qu’a été la Fellowship, mais c’est un succès tant au niveau du scénario que de la réalisation. C’est un conte à voir avec des yeux d’enfants. Une plongée dans les Terres du Milieu qui offre de nouvelles histoires, de nouveaux paysages et de nouveaux personnages.

Le tout est très fidèle au livre, des passages anodins, mais bien présent dans le livre se trouvent magnifiés dans le film, comme la bataille des géants de pierre.

Martin Freeman est un Bilbon parfait et Andy Serkis/Gollum est au sommet de son art.

Quelques bémols : Bilbon l’anti-héros devient plus qu’héroïque sous la plume de Jackson, prenant les armes contre des orcs monstrueux pour sauver Thorin entre autre. Cela n’amène rien à l’histoire et n’aide pas l’action. D’autre part, l’ajout de Saruman, Galadriel & Co. Est à mon avis pas nécessaire. Très intéressant, cela crée un pont entre les différents récits, mais cela ralenti le film et n’est pas essentiel. Je me demande aussi si Azog le chef des orcs n’a pas une place trop importante. Les autres volets du film nous diront si ça présence est si nécessaire à l’action.

Pour conclure, il faut voir le film en HFR (High Frame rate) qui projette le film avec 2x plus d’images (48 par seconde au lieu des 24 habituelles). La qualité est hallucinante et la 3D en devient regardable.

Note : 8 / 10